Perception reçoit le pianiste flamand Alexander Besant , pour un stage de piano les 12 et 13 mai 2012 .
Professeur dans les académies de Poperinge et Ypres, pianiste accompagnateur en France, Alexander Besant est un pianiste brillant et un pédagogue respectueux.
Chaque participant aura la possibilité de pratiquer son répertoire dans l’émotion, d’aborder le piano s’il s’agit d’une initiation, de revoir les points techniques si c’est nécessaire.
Le nombre de participants est limité à 6 personnes, de tous niveaux, tous âges.
Le cours se donne sur un piano digital.
Ni repas ni logement. Vous apportez vos repas tartines, vos collations, vos boissons.
Lieu : Perception , 91 route de Henri-Chapelle, 4821 Andrimont
Samedi (sous réserve)
11h00 – 13h00
Piano
13h00-14h00
Pause
14h-14h45
Déliement rythmique
(avec Carole Simons)
15h-16h50
Piano
Dimanche
10h00 -12h00
Piano
12h00-13h00
Pause
13h00-14h50
Piano
Prix : 40€
Deux élèves de l’atelier PERCEPTION sont repris pour les 1/2 finales du concours « La Voix d’Or » !
Félicitations à Audrey et JP !
Introduction
Il ne faut pas prendre l’enrouement à la légère.
Deux « recettes en cas d’urgence » sont proposées en fin de l’article , celles-ci ne se substituent pas à l’avis d’un professionnel de la santé .
Cet article est une piste de réflexion de la chanteuse Carole Simons. Il convient de consulter un médecin ou un phoniatre si votre voix est enrouée.
Rappel :
« Toute personne qui utilise beaucoup sa voix doit être considérée comme un athlète vocal », dit Bonnie Raphaël, titulaire d’un doctorat, entraîneur de la voix pour le répertoire du théâtre américain à Cambridge, au Massachusetts. Et comme tout autre athlète, vous aurez besoin d’une période d’échauffement.
1. Définition de l’enrouement
L’enrouement c’est la voix qui devient rauque .
2. Vous devez consulter votre médecin
• Lorsque l’enrouement persiste pendant plus de 48 heures . Si vous êtes chanteur , 24 heures . • Lorsque vous êtes enroué, même si vous n’avez pas de rhume, d’allergie ou de malaise récent ayant affecté votre voix.
• Lorsque vous avez également une grosseur dans le cou, une douleur qui persiste pendant que vous parlez, ou un écoulement nasal verdâtre.
3. Les symptômes
Vos cordes vocales sont deux bandes de très petits muscles .
Quand vous respirez elles bougent , elles vibrent lorsque vous chantez ou parlez.
Lorsque votre voix est enrouée, c’est que quelque chose obstrue vos cordes vocales ou les empêche de vibrer de manière optimale.
L’enflure provoquée par les nombreuses heures passées à parler fort , à hurler , à chanter (de trop ou en surmenant sa voix ou via une technique vocale maladroite) est une cause fréquente de l’enrouement . Une infection des sinus ou une infection respiratoire comme un rhume peut faire enfler les cordes vocales et causer même la laryngite. Tout état qui entraîne de la toux ou des éclaircissements de la gorge répétés peuvent également mener à l’enrouement.
Une mauvaise haleine le matin : un excès d’acide gastrique qui remonte dans l’œsophage jusque dans la gorge pendant que vous dormez , cet acide agresse les cordes vocales .
L’air très sec empire l’enrouement .
4. Soulager
http://www.web-docteur.com/117.htm
4.1.Reposez votre voix.
« Le silence total est le traitement de prédilection pour guérir une voix usée », déclare Howard Levine, médecin, directeur du Centre des sinus et du nez Mount Sinai à Cleveland. Au moins, évitez les extrêmes, c’est-à-dire de passer des cris au chuchotement. « Les chuchotements ajoutent un grand stress sur les cordes vocales, mentionne le D r Levine. Si vous devez parler, il vaut mieux utiliser une voix douce. »
Personnellement , j’évite de parler beaucoup le jour où j’ai un concert. Je me réserve pour ma prestation . Après la prestation, je laisse ma voix se reposer une dizaine de minutes avant de rejoindre le public .
4.2. Humidifiez l’intérieur et l’extérieur.
« Inhaler la vapeur d’une bonne douche chaude est l’un des meilleurs traitements qui soit», recommande Glen Bunting, pathologiste de l’élocution en chef à l’Infirmerie pour les yeux et les oreilles à Boston, au Massachusetts. Vous pouvez toujours essayer un inhalateur à la vapeur. « C’est comme si vous receviez un traitement esthétique facial, ajoute-t-il. Vous pourriez également envisager de placer un humidificateur dans votre chambre pour contrer les dommages que pourrait créer la chaleur sèche de l’intérieur», explique-t-il.
Il arrive qu’après un vol , on doive chanter . L’air de l’avion étant sec, quand j’arrive à l’hotel , je fais couler de l’eau très chaude dans baignoire afin d’humidifier la pièce , puis quand il y a un peu de vapeur, j’y entre pour y rester 10 minutes minimum . Je me réhydrate en buvant de l’eau tempérée .
Lors du vol , j’évite de parler parce que ma voix devrait couvrir le bruit des moteurs et je forcerais donc .
4.3.Contrôlez votre toux.
« Utilisez un antitussif et un expectorant qui vous éviteront de tousser et de meurtrir davantage vos cordes vocales », conseille C. Thomas Yarington, médecin, professeur clinique d’oto-rhino-laryngologie à l’université de Washington à Seattle.
5. Evitez
5.1. L’aspirine
« Si votre rhume a provoqué une grande inflammation, l’aspirine pourrait meurtrir davantage vos cordes vocales », prévient le D r Levine. Choisissez un analgésique qui n’est pas à base d’aspirine.
5.2. Le gargarisme
« Contrairement à la croyance populaire, se gargariser à l’aide d’une eau dentifrice semble aggraver l’enrouement », affirme David Alessi, médecin, oto-rhino-laryngologiste à Los Angeles.
Se gargariser fait vibrer les cordes vocales (friction) et augmente l’inflammation.
En plus, rappelons que l’alcool est un ennemi de votre voix .
5.3. Eclaircir la voix en se raclant la gorge (avoir un chat dans la gorge).
« L’habitude de s’éclaircir la gorge est une habitude difficile à éliminer, dit Glen Bunting. Afin d’éviter l’enrouement qui s’ensuivrait, essayez plutôt d’avaler. Prenez de grandes gorgées comme si vous étiez en train d’avaler de la nourriture. Cela allégera la sensation que quelque chose s’est logé dans votre gorge », dit-il.
6. Recettes en cas d’urgence ?
6.1.Le poulet à la rescousse.
Si un rhume cause votre enrouement, mangez de la soupe au poulet (à l’aïl).
« Il existe une bonne explication scientifique pour les bienfaits qu’exerce la soupe au poulet », souligne le D r Levine. La chaleur crée de l’humidité et l’ail est un bon diluant des muqueuses.
6.2. L’orme
L’orme est un abre . Dans le monde entier, il est connu sous son nom latin « Ulmus » . Vous le trouvez sous forme de poudre dans les herboristeries . Demandez conseil à un professionnel de la santé.
Mais rappelez-vous bien qu’avec une bonne technique vocale , il y a peu de chances que vous soyiez enroué(e) !
Je l’utilise comme suit : 1/4 de cuillère à café par jour , réparti sur la journée . J’en mets par exemple sur un coin d’une tranche de pain le matin , ou une pincée dans un yaourth , … On peut aussi en faire une sorte de pate que l’on mange à la cuillère (le goût n’est pas terrible) .
Si votre agenda est bien rempli , vous pouvez l’utiliser 3 jours par semaine avant le début de la série de prestations .
Si je suis enrhumée , je l’utilise 2 jours d’affilées .
(pour en savoir plus sur les pathologies , je conseille le site : http://fr.italopera.com/index.php?PHPSESSID=6e34ecab4713e631c642ede9f01d5e9d#top )
Sans vouloir faire le listing complet de tout ce qui pourrait arriver de désagréable au chanteur , voici un listing de pièges que vous pourriez rencontrer .
Il en existe un certain nombre qui se mettent sur votre chemin, et dont les conséquences sont le mauvais fonctionnement de votre larynx , la perte momentanée de votre voix, jusqu’à la maladie , laryngite ou pire.
Noubliez pas : ils surviennent AVANT que votre larynx ne se mettre à mal fonctionner puis vous souffrez ENSUITE.
Ces pièges peuvent être corrigés dès que vous les aurez repérés. Vous DEVEZ, par contre, les avoir présents à l’esprit dès que vous sentez la moindre alerte dans le son de votre voix ou à l’intérieur (dans la gorge -> le larynx ).
1. La tonalité d’un morceau .
- Quand le chanteur débute ou quand il répète avec des accompagnateurs non professionnels, il ne sait pas dans quelle tonalité il faut chanter telle ou telle chanson. Il n’existe qu’une partition, dans une seule tonalité. Quand il sait ce qu’il veut, les accompagnateurs refusent parfois certaines tonalités difficiles , notamment pour les instruments transpositeurs, saxo, trompette en sib ou autres. Considérant que le chanteur n’est pas à un demi ton près, ils préfèrent par exemple sib (do pour les transpositeurs) au la ou si. Ce n’est pas acceptable.
Les critères de chant au lyrique valent pour la variété. Un baryton ne filera pas le son d’un mi3 comme un fa ou un mib. Toute voix est au summum de ses qualités dans son haut médium paraît-il . Or le haut médium ne se décide pas, il se constate. Il faut donc tester toutes les tonalités possibles d’un morceau, décider la meilleure pour sa voix et ensuite IMPOSER SON CHOIX, quand bien même le pianiste trouverait 5 ou 6 bémols ou dièses à la clé.
2.Le micro ou la sono
Chanter avec un micro NE DOIT PAS changer la façon de chanter. Et le meilleur exemple en est Yves Montand, qui a commencé avant-guerre à Marseille sans micro, pour poursuivre ensuite sa carrière en utilisant les technologies du métier, sans changer sa façon de chanter. Son professionnalisme était dû à sa recherche de perfection .
Le micro est destiné à sonoriser une salle, pas à faire croire que vous avez de la voix.
Le premier principe : après avoir fait une » balance » avec le sonorisateur, exigez qu’il ne touche plus à ses potentiomètres.
Dur, dur, dur. Mais comment envisager de faire des nuances si à chaque » forte » le sonorisateur baisse le son, et à chaque » piano » le pousse ?
Le mieux est de se mettre à 40cm du micro, PAS MOINS, de tester les nuances à potentiomètre constant, en changeant cette distance de quelques centimètres , pas plus, sur forte ou piano. Plus près pour piano, plus loin pour forte. Tous les grands le font, parce qu’ils se font obéir à la cabine de son.
Pour la sono, inonder la salle de milliers de watt est une idiotie.
La sonorisation idéale est composée de BAS PARLEURS placés près du public, et non pas de haut parleurs crachant des décibels à vous rendre sourd .
Plus on sonorise fort, plus le retour sur scène devra être puissant, plus le contrôle auditif » feed back » sera difficile, plus le chanteur risque de trafiquer sa voix et sortir de scène aphone ou enroué.
L’envie de sonoriser avec des milliers de watts est un phénomène social actuel dont les psychologues et les psychiatres se sont saisis.
3. Le timbre sensuel
» Le summum de l’émotion du public réside dans le caractère sensuel du timbre de voix du chanteur ». Piaf, Montand, Morane, Lama, chantent sur la même tessiture (la même hauteur de notes), celle du violoncelle. Et tout le monde veut le même résultat, quelle que soit sa tessiture ! Les femmes ne pensent au départ qu’à la voix de poitrine (dans leur grave) de Céline Dion, de Whitney Huston, de Morane, de Nicole Croisille, de Barbra Streissand. Illusion, écoutez bien ces dames. Elles ont développé leur voix de tête au point de faire une jonction parfaite avec les notes de poitrine, aux environs du fa/sol/la3 et elles font illusion à force de travail technique . « La voix de poitrine est le cercueil des voix de variété ». Plus on la développe au-dessus du sol3, plus la jonction avec la voix de tête devient difficile, voire un jour impossible (cf. Nicoletta, et dans le lyrique Viorica Cortez ou Callas). Il ne faut jamais travailler en puissance sa voix de poitrine. Il faut aller de la voix de poitrine à la voix de tête , développer la puissance en douceur , sur des voyelles riches, et toute la tessiture s’équilibrera.
Les hommes veulent avoir un timbre viril, même s’ils sont ténors, et Dieu sait s’il y a beaucoup de ténors en variété. (F Pagny, Dave, Vigneault, Polnareff, Nino Ferrer, Cl François, Herbert Léonard, Gilbert Montagné, Francis Cabrel, Souchon, Voulzy).
Vouloir élargir son timbre dans son grave pour en faire un médium de baryton ne peut que générer une tension des piliers du larynx , une congestion du larynx et à terme l’enrouement …
4.Le tabac
La consommation de tabac tapisse vos poumons et votre larynx de minuscules particules de nicotine.
Vos muscles crico- et inter-aryténoïdiens chargés de provoquer la vibration de votre larynx fonctionnent moins bien. Votre voix baisse vers un ton beaucoup plus grave, perd en tonicité , en élasticité .
Les sensibilités au tabac sont différentes selon les personnes, et il en existe qui, bien que n’ayant JAMAIS fumé, ou peut être à cause de cela, sont extrêmement sensibles à l’air enfumé qu’elles respirent. Ce n’est pas un caprice. C’est une réalité physiologique.
Il en est de même de l’alcool . Vous en faites l’usage que bon vous semble, mais sachez qu’en période de difficulté vocale, un verre d’alcool ne vous ramènera pas la voix.
5. La digestion
Certaines personnes ont une digestion difficile et la nourriture trop riche, les sauces et les épices, ainsi qu’un estomac trop plein peuvent vous empêcher de parler, à forte intensité. Certaines personnes sont sensibles au reflux d’acidité gastrique , qui peut être une source d’inconvénients vocaux .
L’explication est simple : votre diaphragme ne parvient pas à descendre, vous êtes à court de souffle. Ne vous étonnez pas !
6. Les nuits blanches
Enfin, les nuits blanches sont par définition contraires à la santé de la voix, puisque c’est pendant le sommeil qu’elle se régénère.
7. L’oreille
Le contrôle de votre voix se fait par votre oreille de deux façons différentes. Par l’oreille interne, les sensations » solidienne « , véhiculées à l’intérieur de votre corps par les vibrations des solides tels que vos os et les liquides vous donnent une série d’informations.
Par l’oreille externe, le son émis vous revient de façon aérienne après un circuit plus ou moins long en fonction des réverbérations sur des objets, et plus ou moins fidèlement en fonction des modifications qu’il aura subies.
Ces deux informations sont différentes. Il vous suffit de vous écouter parler sur un magnétophone pour vous en convaincre : Vous ne vous reconnaissez pas ! A cette double écoute s’ajoutent les transformations ou illusions auditives , susceptibles de modifier provisoirement votre perception. C’est sur celles-là que vous pouvez agir.
7.a. La salle
La plus évidente est le changement de salle. Vous parlez dans un bureau, vous avez une bonne voix. Vous allez sous un préau, sur la plage , et on ne vous entend plus. Vous poussez votre voix et en une demi-heure, vous êtes enroué ! .. que s’est il passé ? Votre perception aérienne concentrée provisoirement pour contrôler votre voix dans votre bureau a été différente quand vous êtes sorti, et vous avez modifié votre façon de projeter votre son pour continuer à percevoir le même signal , le même volume, la même hauteur (etc ..). C’est ce qu’il ne fallait pas faire. Vous êtes tombé dans le piège.
Le truc consiste par exemple à vous rapprocher d’un élément solide, un arbre, un mur, un paravent, ou tout autre obstacle qui vous renverra votre voix comme vous en avez l’habitude.
D’autres causes peuvent être
- un bouchon de cérumen dans l’oreille, - vous vous êtes mis un manteau avec un cache-nez - vous êtes enrhumé, - il y a du vent, - vous vous êtes mal essuyé l’oreille après la douche etc.
7.b. Au restaurant
Le contraire consiste à vouloir » ne pas être entendu « , avec un GSM dans un restaurant. Ne pas être entendu des voisins proches , mais bien de son interlocuteur …
Quand le niveau sonore varie , s’il y a du bruit, on hausse le ton. Quand il y a le silence, on baisse le ton, on détimbre sa voix, on chuchote. A la fin , il n’y a plus de projection du son et le larynx en souffre. C’est pareil dans le métro ou l’autobus. La solution est de s’isoler ailleurs pour s’entretenir avec l’interlocuteur.
7.c. Le téléphone
L’usage normal du téléphone dans un bureau peut aussi vous faire perdre la voix si vous avez déjà des difficultés. Au téléphone, on ne parle pas fort et la projection du son ne se fait plus. Le son se fait « dans la gorge ».
La solution ? Collez l’écouteur à votre oreille et tournez votre main de 45° pour mettre le combiné HORIZONTAL . On entend bien, il faut parler plus fort pour être entendu. En quelques minutes, la voix revient.
7.d. La sonorisation
La sonorisation a apporté un progrès énorme à la communication. encore faut il savoir s’en servir. Agresser le public avec un son trop fort est une hérésie de communication. Il aura envie de fuir.
Faire confiance au sonorisateur préposé derrière sa console est une erreur à ne pas commettre.
Il ignore ce que vous voulez et cherchera à SE faire plaisir. Vous risquez que le haut parleur sur scène destiné à vous faire entendre VOTRE voix en retour soit trop fort, que les sons des extrêmes graves et aigus soient trop amplifiés , un peu de chambre d’écho pour faire joli soit rajouté , pour que votre discours ressemble à une prestation de Johnny (Vous n’êtes pas Johnny !) !
Si vous vous entendez trop, vous vous engorgerez, si vous vous entendez trop large, vous serrerez, si vous ne vous entendez pas, vous pousserez sous le larynx, enfin ce sera la CATASTROPHE . Le mieux est de faire une » balance » c.a.d. un essai avant l’arrivée du public, de vérifier auprès d’un ami au fond de la salle si l’on vous entend, d’obtenir du sonorisateur qu’il ne touche plus à rien! Comment voulez vous obtenir des nuances de votre micro si , quand vous vous approchez pour chanter ou parler » intime » au public, le sonorisateur vous voyant trop près » baisse » son potentiomètre. L’effet sera fichu.
8. Le trac
Un, le trac, est à maîtriser sur l’instant. L’autre, le stress, est à combattre AVANT.
Le trac : difficulté de respirer profondément et bas , accélération du rythme cardiaque, gorge sèche, difficulté à articuler, sueurs. Vous pouvez perdre le contrôle en quelques minutes et sortir aphone . On ne peut éviter qu’il apparaisse, certains artistes l’accueillent avec joie car ils pourront se dépasser grâce à lui .
Le trac se combat avec deux armes : 1/ la vérification que vous maîtrisez votre sujet, votre texte, votre organisation , votre scène , tout quoi . 2/ une respiration forcément profonde (costo – disphragmatique) qui vous fera récupérer en quelques instants tous vos moyens et qui vous fera aller jusqu’au bout de votre prestation.
9. Le stress
Le stress est bien plus dangereux !
L’origine de l’état de stress est indéfinie , depuis la chaussure qui vous serre jusqu’à votre dernière discussion avec chouchou , en passant par les résultats scolaires de votre aîné et l’envoi des troupes au proche Orient .
Il ne sert à rien de vous évertuer à combattre le stress devant votre public.
C’est trop tard.
Les effets sur la voix peuvent être catastrophiques, lents , profonds et longs.
Sur 100 voix à rééduquer , pour plus de la moitié , le premier travail consiste à remonter à l’enfance, la famille, l’insertion sociale, enfin à faire un début d’analyse psychologique. Positivez ; lisez « The secret « . Je suis pas top , mais celui que j’aime me trouve à son goût. Mon patron ne m’estime pas, mais je lui prouverai ma valeur … Mon ennemi est dans la salle, mais il ne sait pas que je le sais …
10. Le texte de votre chanson
Ce fichu texte vous fait hésiter, perdre vos moyens sur quelques phrases , vous ne vous rendez plus compte de ce que fait votre voix, vous sortez enroué.
Le pire est un texte écrit par un autre. Vous devenez insipide , vous ne donnez plus de votre émotion , le public décroche car vous n’êtes pas vraiment là de toutes vos tripes , vous vous en rendez compte et le stress s’installe. Vous perdez vos moyens, la voix s’étrangle, le ridicule pointe le bout de son nez.
Ne vous découragez pas : il y en a dans les hautes sphères dans ce genre, qui prennent connaissance de ce qu’ils vont avoir à dire en montant les marches de la tribune .
Si c’est vous qui avez rédigé le texte, vous devez être en mesure de sortir du texte pour interpréter.
Le vrai art est dans la formulation de la phrase, sa justesse tant au niveau des notes que de vos émotions jusqu’à la finale que vous avez préparée avec grand soin , le silence qui suit , puis les applaudissements.
Cela requiert une voix maîtrisée , en intensité comme en nuances, une force mentale (de la gnac !) à l’abri des adversités psychologiques, mécaniques, acoustiques ou physiologiques.
L’articulation d’un texte de chanson pour le rendre intelligible peut déplacer l’émission vocale. L’appui sur des consonnes occlusives (sans son) pour rythmer le phrasé, comme P, B, D, K, T, provoque un surcroît de pression sous-glottique à l’instant T et bouscule le larynx.
ON NE CHANTE PAS SUR CES CONSONNES puisqu’elles ne génèrent pas de son.
11. L’égo
L’égo est utile si on s’en sert comme un outil . S’il prend le dessus , vous attrapez la grosse tête . Rien n’est plus désagréable que de devoir travailler avec une personne qui manque d’humilité .
Sur la scène , nous sommes dans notre rôle d’interprète . Quand je descends de scène , je redeviens une personne , je retrouve mon propre moi . Je laisse ma voix se reposer 20 minutes avant de rencontrer le public , je ne parle à personne . Je me permets aussi pendant ces 20 minutes de me recentrer, de laisser tomber la pression , de laisser les endorphines s’évacuer , en prenant un thé ou un café seule. J’évite après concert toute forme de discussion avec la presse ou de partager un avis sur une question sensible car mon enthousiasme d’après scène (à cause du trac + des endorphines) me transcende encore pour quelques heures , et que mes paroles peuvent alors dépasser ma pensée .
Enfin , pour rappel , prenez des cours de chant avec quelqu’un qui s’y connaît en technique vocale , quelqu’un qui allie expériences de scène , générosité et humanité .
A quoi sert ce stage de chant d’un week-end ?
Un stage de chant d’un week-end sert :
* à acquérir des bases de technique vocale ou à les consolider , cela veut dire construire son « corps-instrument-voix » , à partir d’exercices précis , individuellement et collectivement .
* à interpréter , c’est à dire « qu’est-ce que je partage à l’autre , qu’est-ce que je donne à entendre quand je chante ? » ; travail sur la présence , le répertoire et l’interprétation la plus personnelle dans le respect de votre individualité , au travers de 2-3 chansons que vous présentez par coeur et avec un support instrumental .
* à améliorer l’intégration corporelle du rythme , de la pulsation tout en déliant vos capacités corporelles et vocales .
* à aborder la méthode GPS : Générosité – Perfectionisme (selon de niveau) ou Professionalisme – Sensibilité .
* à se préparer brièvement à la scène (si c’est votre souhait) .
1. Année 2012 et saison prochaine
De nombreuses dates sont proposées
10 et 11/11/2012
05 et 06/01/2013
30 et 31/03/2013
2. Au programme
Echauffement vocal , libération corporelle , technique vocale américaine, répertoire , interprétation , et autre selon vos besoins .
3. Conditions d’inscriptions
Toute personne de plus de 14 ans , qui souhaite découvrir sa voix , apprendre une technique de base pour chanter juste sans se blesser , évoluer dans son cheminement ou se préparer à la scène , est la bienvenue . Les plus jeunes sont acceptés sur audition préalable.
4. Modalités d’inscriptions
Qu’est-ce qui différencie un cours de chant dans une académie de musique , un centre culturel ou dans un lieu comme Perception ?
Dans une académie de musique , la qualité de l’enseignement est haut de gamme , à un prix accessible , avec des gens compétents .
Par exemple, pour avoir fréquenté le Conservatoire de Musique de Verviers et l’académie de Welkenraedt, je ne puis qu’encourager les musiciens en herbe à y trouver parmi toutes les possibilités offertes le chemin musical qui leur plaira . Souvent, le contenu du cours repose sur de la musique classique , mais pas seulement . Il existe des formations à tendance jazz tout à fait remarquable .
Dans un centre culturel , les animateurs des cours de musique sont … des animateurs . Ce sont pour la plupart des gens sans premier prix (sans diplôme dans leur instrument) , sans diplôme de pédagogie dans le domaine qu’ils animent . Les centres culturels proposent des cours de groupe à des prix attractifs, souvent dans le domaine de la variété.

Perception propose des cours individuels d’instrument à un prix plus élevé que les académies de musique , mais nous essayons de répondre à votre souhait . Nous recevons par exemple une guitariste de 16 ans qui veut juste pouvoir jouer autour du feu lors du camp patro : pas de problème, avec des accords de base et un chansonnier, nous ne tardons pas à lui faire gratter les premiers accompagnements .
Perception propose des stages de chant variété -> ce mois de juillet, nous avons donc reçu une dame de la cinquantaine , membre d’une chorale , qui voulait simplement comprendre comment faire pour chanter les notes aiguës de son répertoire : pas de problème , en quelques vocalises quotidiennes , au bout des 5 jours de stage , nous avions solutionné son problème .
Perception , dans le cadre du chant, emploit une chanteuse professionelle , diplômée en pédagogie du chant . C’est évidemment une activité déclarée . Que ce soit sur rendez-vous pour un cours privé individuel , que ce soit lors de cours collectifs ou lors de stages , nous choisissons la qualité et le savoir-faire. Il ne s’agit donc en aucun cas d’une animation comme vous en trouveriez en centre culturel , mais d’une formation vocale précise.
Perception accepte les petits dès 3 ans et demi en solfège . Ils suivent la méthode canadienne « des yeux pour entendre » , qu’ils terminent vers 5 ans . Ensuite ils choisissent une classe d’instrument. Ceci n’est en rien une concurrence vis-à-vis des académies de musique (qui nous ont formés et à qui nous devons beaucoup !! ) mais une préparation afin d’y rentrer en ayant déjà un bagagge. En effet, dans de nombreux pays, la formation musicale se fait très jeune et lorsqu’un musicien belge arrive dans un concours , il est non seulement désavantagé puisqu’il ne reçoit pas de bourse ( comme en ont par exemple les concurrents asiatiques ) mais aussi il a commencé plus tard sa formation !!
Perception est aussi un lieu d’apprentissage pour les personnes qui souhaitent avoir un cours de temps en temps, pour les personnes qui ne souhaitent pas intégrer un cadre académique ou simplement qui recherchent un lieu d’apprentissage ouvert à l’autre dans la campagne andrimontoise .
Stage musculaire avec JULIEN COUP Sensei pour artistes interprètes, musiciens, chanteurs.
Limité à 20 paticipants.
Julien Coup est un professeur d’aikido de la région parisienne formé par Leo Tamaki et qui travaille sur le relachement.
La pratique d’instrument transforme le corps du musicien. Plus le corps est relaché, plus il est facile de jouer des traits endiablés, d’interpréter avec émotion, pour se libérer au final de la technique acquise pour devenir un transmetteur .
Exceptionnel !
Prix: 30 €
Ni repas ni logement.
Lieu : Perception , 91 route de Henri-Chapelle , 4821 Andrimont, Belgique.
Samedi (sous réserve)
leçon 13h30 – 15h30
pause 15h30 -16h
leçon 16h00 – 18h00
Dimanche
leçon 10h00 – 11h30
pause 11h30 – 11h40
leçon 11h40 – 13h10
Pour en savoir plus:
Formulaire d’inscription
La respiration abdominale
1. Se placer
Avant tout , pour chanter , il faut se placer , mettre les pieds à terre , sur un corps souple , sans effectuer d’effort pour rester droit . Si cela pose problème, je vous conseille de vous mettre à califourchon sur une chaise .
Toute raideur du corps transmise à partir des pieds risque de se répandre jusqu’aux cervicales et donc au larynx (c’est là que sont les cordes vocales) via le diaphragme (qui est au niveau de l’attache du soutien – gorge et c’est ce diaphragme qui aide à produire un son sans se blesser ) .
Une bonne posture, c’est : des pieds parallèles, des genoux et un bassin souples, un bassin mobile, une cambrure dorsale naturelle ( aller dans une bascule vers l’avant au niveau du nombril) , et une tête avec un regard qui fixe l’horizon droit devant soi.
Mais pour bien chanter, il faut savoir parfaitement respirer.
Et pourtant, grande nouvelle: les gens qui savent respirer correctement sont rares. « Il suffit de demander à la première personne qui passe de respirer à fond, et vous assisterez à un spectacle amusant : une inspiration bruyante, des épaules complètement raides qui se soulèvent, et une expiration digne des ronflements de votre arrière-grand-père. »
On pense bien faire de cette façon mais ce n’est absolument pas le cas.
Comment se passe le contrôle du souffle? Le savoir vous permettra de garder vos moyens en situation de stress, d’obtenir confiance et détente aux moments les plus opportuns. C’est parti…
2. Respirez le plus naturellement possible
Bien respirer, c’est d’abord retrouver le mécanisme respiratoire qu’on utilise lorsqu’on dort et qu’on parle. Vous avez peut-être entendu cette expression « respirer par le ventre » ? Voyons de plus près . Quand nous parlons, l’inspiration est rapide et quasiment inaudible , l’envoi du souffle depuis les poumons vers l’extérieur est dosé en fonction de la longueur et de l’intensité de la phrase à dire.
Pour une longue phrase, on n’inspire pas comme un malade , on règle le débit de souffle au plus juste.
Et bien, c’est exactement la même chose pour le chant. Essayez de calquer votre chant sur votre manière de parler, notamment pour l’articulation et les résonances.La prochaine fois que vous irez vous coucher, allongez-vous confortablement sur le dos, posez une main sur votre nombril (d’où l’expression « respirer par le ventre ») et l’autre sur vos côtes : c’est la meilleure manière de se rendre compte de ce mécanisme. Toute la cage thoracique se dilate et se comprime , le ventre bouge ; les épaules ne bougent pas. Cette respiration qu’on appelle « respiration profonde » ou « respiration costo-diaphragmatique » est une respiration contrôlée qui optimise le remplissage des poumons en dilatant les côtes et permet au chanteur entraîné de contrôler à 100% son souffle.
3. Ne gaspillez pas votre air
Pour obtenir le plus beau chant possible, il faut transformer l’intégralité de votre souffle en son. Quand ce n’est pas le cas, on entend comme un voile sur la voix, presque comme une fuite de gaz … Quand on va voir un chanteur, on n’a pas envie de remarquer les efforts qu’il déploie pour respirer à fond. Ce n’est donc pas la quantité d’air inspirée qui est déterminante, mais bien votre capacité à savoir le doser. Les exercices et vocalises sont en revanche très utiles pour une respiration profonde : c’est ainsi que vous mettrez ce mécanisme de soufflerie sous le contrôle de votre volonté. Prenez l’habitude de penser à ce mécanisme en parlant dans la vie de tous les jours, et vous constaterez par vous-même que vous ne manquez pas de souffle.
4.Le mécanisme respiratoire en détail
Pour comprendre facilement ce qui se passe dans le mécanisme respiratoire idéal, nous allons suivre pas à pas le chemin qu’emprunte l’air dans notre corps. L’inspiration doit toujours se faire par le nez. Le nez joue le rôle d’un filtre à air: c’est lui qui « nettoie » les impuretés de l’air (merci les poils du nez !) et qui le réchauffe afin qu’il arrive dans la gorge à la température idéale , et humidifie l’air au contact des gouttelettes qui se trouvent dans le nez. Donc premier conseil : apprenez à respirer strictement par le nez, même la bouche ouverte.Ensuite, l’air inspiré transite par la gorge pour arriver aux poumons, mais ils n’y arrivent pas par enchantement. Le gonflement des poumons est contrôlé par des muscles très puissants : le diaphragme et les muscles de l’abdomen (abdominaux) . Le diaphragme, qui se situe entre les poumons et les intestins, agit comme un piston. En descendant, il exerce une pression sur les poumons qui vont alors se remplir d’air; en remontant, il les « force » à expulser l’air à l’extérieur. Exactement le même principe qu’un accordéon !! C’est donc le diaphragme qui contrôle la pression de l’air en direction des cordes vocales. Il est le responsable direct de la puissance et de la précision des sons chantés. Un chaînon essentiel, autant dire. 5. Les muscles abdominaux ne font pas tout
Un bon contrôle du diaphragme et du souffle est en grande partie responsable de la puissance d’une voix, ainsi que de l’accès aux notes aiguës, mais ce n’est pas tout. La bouche et la gorge ont également des rôles essentiels. C’est simple : les deux doivent être les plus détendues possibles, tant un joli son exige une mâchoire souple et une gorge non crispée. Pour vous rendre compte de ce phénomène, il suffit de penser à ce que vous faites quand vous êtes pris d’un bâillement mais que vous ne voulez pas que la personne en face de vous le remarque : c’est comme si une cavité grandissait à l’intérieur de votre bouche, alors même que vos lèvres restent serrées. La mâchoire inférieure descend , l’arrière du palais se soulève et le fond de la gorge semble s’ouvrir, c’est la disposition physiologique idéale pour chanter , mais ne laissez pas reculer la langue. Tâchez de remarquer cela la prochaine fois que vous aurez envie de bâiller… Cela deviendra un nouvel automatisme, très utile pour la détente au moment de chanter.
Un des exercices dont je me sers comme une musculation du palais , c’est de bailler la langue en avant (sur les incisives inférieures ) .
Une langue qui recule tasse l’intérieur de la gorge (pas bon quand on chante) !!
6. Faites vos exercices respiratoires tous les joursSi vous faites vos exercices respiratoires tous les jours, ce mécanisme, qui est le seul correct , deviendra un automatisme et donnera force et souplesse à votre chant. Si vous êtes suffisamment assidus, vous vous apercevrez vite que vos attaques (= débuts de phrases) et fins de phrases deviendront plus nettes, vous pourrez harmonieusement passer d’un son à un autre. Sans contrôle du souffle, la moindre montée ou descente de notes est un véritable parcours du combattant. La « respiration thoracique », la « mauvaise », celle où les épaules s’élèvent, est devenue un réflexe dans la vie de tous les jours. Un réflexe pourtant à combattre car elle ne sollicite qu’une partie minime de vos capacités pulmonaires. Et pour le combattre, pas de secret : un travail régulier !7. Quelques exercices pour bien débuter
Deux exercices faciles et sympas qui vous aideront à découvrir de nouvelles sensations. 1. Pour ressentir physiquement la respiration (des côtes et des abdos) :
Placez vos mains sur vos côtes, en dessous des aisselles, à hauteur du soutien- gorge , en gardant les épaules et le cou bien détendus, respirez régulièrement en faisant attention à ce que le haut du torse bouge à peine.
Lors de l’inspiration, les côtes s’écartent et c’est comme si vos mains étaient légèrement repoussées vers l’extérieur, la cage thoracique se dilate et laisse entrer l’air, le nombril sort vers l’avant .
Lors de l’expiration, les côtes se resserrent, le nombril rentre vers soi , le diaphragme remonte grâce aux abdominaux , fait pression sur les poumons, et l’air est expulsé vers l’extérieur. Dans quelques années , vous parviendrez à rentrer le ventre tout en laissant les côtes basculées (ouvertes) , nous en reparlerons …
2. Pour découvrir la « colonne d’air » :
Vous avez tous déjà entendu l’expression « colonne d’air » : ça ne désigne ni plus ni moins que l’air expulsé des poumons vers l’extérieur, sous l’action du diaphragme-piston. Cette colonne qui transite par les cordes vocales, vient frapper toute la zone du palais située entre les dents et la gorge. L’endroit précis du palais que cette colonne d’air vient frapper détermine en grande partie la hauteur de la note chantée. Pour vous en rendre compte, faites l’exercice suivant (sur la première note qui vous vient) :Si vous chantez la voyelle « A » sur la même note plusieurs fois de suite et de manière assez rapide (note « piquée » en disant papapa ou tatata ou « vavava »), vous allez vite ressentir ce qui se passe à l’intérieur de votre gorge et votre bouche. Et si vous vous concentriez suffisamment (fermez les yeux, ça peut aider…), vous arriveriez même à repérer l’endroit où la colonne d’air vient frapper votre palais pour produire cette note particulière.Toutes ces sensations se découvrent petit à petit, et il est clair que la présence d’un professeur à vos côtés vous aidera beaucoup. Si vous faites ne serait-ce qu’un quart d’heure d’exercices par jour , les progrès se feront vite sentir. Pensez à certains sports également : course à pied, natation , tai chi. Avec un souffle bien contrôlé, vous êtes parés. (parlez-en à votre médecin)
8. Le choix des chansons
Il n’y a pas de chansons qui fassent plus ou moins de tort aux cordes vocales.
Du moins, il ne faut pas le considérer comme ça.
Deux paramètres rentrent en ligne de compte quand je propose une chanson à un élève ou dans mon choix de répertoire personnel :
1) si vous chantez une chanson et que vous produisez des couacs (le son se coupe brutalement), c’est peut-être que le niveau technique requis par la chanson est trop élevé, ou que l’ambitus (= de la note la plus grave à la plus aiguë) d’un morceau n’est pas adaptée à votre voix .
2) si les paroles d’une chanson vous plaisent, vous touchent et que vous vous sentez capable de véhiculer une émotion à travers cette chanson, sachez que d’un point de vue physiologique, ça ne peut pas être nuisible .Je vous conseille de commencer à chanter des chansons que vous écoutez très souvent, car c’est souvent le signe que ces chansons vous touchent plus que d’autres. C’est donc positif .
Annexe: Vous trouverez des explications intéressantes concernant l’inspiration
http://www.lung.ch/fr/themes-principaux/respirer-correctement/comment-respirer-correctement.html
et même un petit film !
http://www.lung.ch/fr/themes-principaux/poumon-et-voies-respiratoires/respiration.html
Comment trouver un bon porf de chant ?
Que chercher ?
Comment le ou la reconnaître ?
D’une manière tout à fait personnelle , voici comment la chanteuse Carole Simons vous aiguille sur un chemin qui pourrait vous convenir .
1. L’instrument
Le chant est probablement l’instrument le plus pratique pour prendre des cours : ni contrebasse à transporter dans les transports en commun ni piano à queue à acheter pour travailler à la maison. Investissez quand même dans un miroir .
Vous avez la chance de vivre avec votre voix en permanence dans votre gorge, donc n’hésitez plus : franchissez le pas, vous apprendrez plus vite et mieux.
2. Budget
Choisissez votre professeur en fonction de votre budget et de l’endroit où vous habitez : vos cours ne doivent ni devenir une corvée ni un gouffre financier. Le prix d’une heure en individuel chez Renee Grant Williams est de 220$ … une heure coûte approximativement entre 50 et 100 euros pour avoir un bon prof … Celui-ci doit avoir une expérience de la scène car il n’y a rien de pire qu’un prof qui enseigne quelque chose qu’il ne connaît pas ou ne connaît plus !!!
3. Que doit-il expliquer ?
Optez toujours pour un pédagogue diplômé , pour votre sécurité !! Fuyez les profs-psy-gourous. Un professeur correct doit absolument vous expliquer précisément ce que sont : le soutien , la posture , le masque , le voile du palais et la détente . Viennent après l’interprétation , la scène , le répertoire . Il doit pouvoir vous donner des exercices précis, en vous expliquant à quoi ils servent .
Un professeur doit pouvoir vous montrer ce qu’il vous demande de faire !!! A sa hauteur de notes, évidemment …
4. Où ?
Sachez qu’un professeur particulier vous coûtera plus cher mais que le travail technique en sera nécessairement amélioré, car individuel.A l’inverse, un conservatoire ou une école vous permettront de rencontrer d’autres chanteurs et d’autres musiciens : saisissez cette chance, c’est un moyen facile de découvrir des styles musicaux inconnus et qui ne manqueront pas d’influencer votre propre pratique et vos goûts. Vous y apprendrez à discerner les qualités et défauts des autres, et à vous rendre compte par vous-même de la diversité des voix humaines. Il en va de même pour un stage , c’est en écoutant les corrections apportées aux autres que vous vous corrigerez tout naturellement (la paille dans l’oeil du voisin …)
5. Mais avant tout prudence !
A l’heure actuelle, il n’existe aucune réglementation en France concernant les professeurs de chant, et les intervenants compétents ne sont pas nombreux… En Belgique, le terme réel est pédagogue du chant . Un diplôme est lié à la réussite de cours divers : histoire , psycho, pédagogie de l’instrument vocal , chant , solfège simple . Ce diplôme est décerné par l’IMEP , l’école de jazz d’Antwerpen , un Conservatoire Royal . Il faut savoir que n’importe qui, avec seulement quelques mois de bagage musical, peut se prétendre professeur de chant et donner des cours, pratiquant généralement des tarifs élevés. . Ca revient cher et vous prenez le risque d’abîmer votre voix. Voici donc quelques conseils pour bien choisir votre professeur de chant et, peut-être, trouver la perle rare.Vous rencontrerez des animateurs dans des centres culturels qui ne sont pas qualifiés pour vous former à la technique vocale ou à bien chanter , ce n’est pas leur rôle (les plus sages ne se revendiquent d’ailleurs pas « professeur de chant » , toutefois , ils donnent cours !! ) . 6. Avant tout, faites un premier essai
Prenez une première leçon avec le professeur que vous avez repéré. Si cette personne vous plaît dans sa manière d’être et dans son apparence, le chemin est déjà à moitié fait. D’autant que la première impression est souvent la bonne. Un professeur peut parfois être un confident : il faut donc que vous vous sentiez en confiance. Cela dit, faites attention : un bon prof doit vous paraître agréable mais il n’est ni votre « pote » ni votre gourou… Une forme de distance est nécessaire entre un prof et son élève, car on est toujours plus objectif avec les gens qui ne sont pas des proches. Comprenez-nous bien : nous ne vous conseillons pas d’éviter tout contact affectif avec votre prof, mais il est important que vos liens soient des liens de respect et d’affection avant tout.
7. Le bon professeur doit respecter vos demandes.
Il est essentiel qu’on vous fasse travailler dans le style que vous avez choisi, quel qu’il soit (classique, variété, jazz, etc.). A moins de prendre des cours avec des références incontournables (mais alors là, attention au budget), un prof n’a pas à vous imposer deux ans d’apprentissage du chant lyrique avant de faire de la variété, par exemple, même si des incursions régulières dans des genres différents ne sera que bénéfique pour vous. Au même titre, votre prof doit vous apprendre le chant dans la tessiture qui vous intéresse en premier lieu. Bien entendu, un bon prof ne vous fera jamais chanter les suraigus si vous avez une voix de basse (question de bon sens), mais un mauvais prof prend le risque de vous abîmer la voix s’il décide dans son coin que vous avez une voix de basse alors que vous avez en réalité une voix aiguë.
Vous êtes élève, certes, mais vous êtes aussi un client : il faut donc que vous soyez contents de prendre des cours et que vous y appreniez des choses stimulantes. Si ça n’est pas le cas et que vous estimez ne pas être vous-même trop exigeant, changez de professeur ! Un rappel : un prof qui fait une carrière d’interprète est disponible sur rendez-vous , parfois, il est absent … Soyez donc flexible.
Il vaut mieux prendre 1 heure par mois chez un bon prof (enregistrez alors votre leçon) , que 4 heures par mois chez un charlatan .
8. Le bon professeur doit s’y connaître à fond
Dans l’idéal, le bon professeur devrait pouvoir réunir les qualités suivantes :
- Une connaissance parfaite de la technique vocale,
- Une oreille sensible et régulièrement exercée,
- Un sens critique hyper développé,
- De la patience et du dévouement, signes d’une certaine psychologie.
Le but étant bien entendu de vous comprendre, afin d’évaluer vos possibilités et votre capacité de travail. Ses connaissances doivent être suffisantes pour répondre à toutes vos questions d’ordre technique, que ce soit au niveau anatomique (fonctionnement du larynx, des cordes vocales) ou corporel (la bonne posture, la bonne respiration). Vous devez vous sentir libre de demander pourquoi vous ressentez telle sensation en chantant tel passage, et au passage d’obtenir des réponses. 9. Le bon professeur a déjà chanté dans sa vieAttention, vous ne devez pas restreindre votre recherche au point de ne rencontrer que les choristes de Johnny Hallyday. Mais un bon prof qui a déjà chanté est plus à même de vous faire comprendre ce qui va et ce qui ne va pas dans votre chant. Les deux façons les plus appropriées pour cela :
- La preuve par l’exemple : « regarde ce que je fais et essaie de le reproduire à ta manière »,
- L’utilisation de métaphores claires et précises : « imagine-toi avec un ballon de baudruche gonflé dans ta bouche quand tu chantes ».
Il doit vous expliquer ce qu’il vous fait faire afin que vous puissiez chercher et trouver par vous-même.
Des phrases comme « chantez dans le masque » ou « économisez votre souffle » sont inutiles à moins d’être accompagnés d’exercices appropriés et en rapport , s’ils ne sont pas expliqués .
C’est pour cela que le prof doit continuer à travailler sa voix : en conservant ses sensations vocales ou même en imitant les défauts de ses élèves, il se fait plus facilement comprendre et surtout, il est capable de se mettre à leur place.
Un musicien non-chanteur n’est pas non plus un prof de chant qualifié.
Un pianiste, par exemple, peut tout à fait « étouffer » les défauts de la voix d’un élève et lui donner un faux relief. En réalité, un bon professeur est avant tout un excellent pédagogue et non une ancienne gloire du show-business. D’autant que les bons chanteurs ne sont pas toujours capables d’analyser leur propre façon chanter, car pour eux, tout est devenu quasi automatique !
10. Apprenez à désapprendre
Ceux qui déjà ont travaillé le chant seuls ou dans des choeurs ont souvent pris de mauvaises habitudes malgré eux. Des habitudes qui deviennent des automatismes souvent difficiles à corriger. Les premières fois que vous prenez des cours, quel que soit votre niveau, restez humble et accueillez avec plaisir la remise en question. N’écoutez pas seulement ce que vous voulez entendre dans ce que vous dit votre professeur… Il vous faudra peut-être oublier ce que vous pensiez connaître, à commencer par les défauts de respiration et d’articulation. Et prenez l’habitude d’enregistrer vos cours régulièrement. Cela vous permettra de vous écouter et de vous habituer à votre voix. Une fois les bases du chant correctement acquises, vous pourrez refaire les exercices chez vous, et vérifier l’adéquation entre vos attentes et les progrès réalisés.11. Ne soyez pas trop impatients
Certaines personnes prennent quelques cours dans leur vie et estiment en savoir suffisamment. On ne rappellera jamais assez que pour obtenir des bases techniques suffisantes, il faut du temps et de la patience. Le bon professeur attendra par exemple quelques mois avant de faire travailler des vocalises plus complexes sauf en présence d’un élève brillant. Fiez-vous à lui, il sait choisir les exercices ou morceaux qui vous feront progresser sur les aspects de votre voix que vous devez travailler en priorité. Dans l’optique inverse, fuyez les professeurs impatients ou nerveux, ceux pour qui rien n’avance jamais assez vite et vous le font sentir. Ils ne font qu’engendrer stress et contrariétés, deux des ennemis n°1 du chant. Retenez juste que les progrès vocaux ne sont pas réguliers. Il y a toujours des moments où vous aurez l’impression de stagner, n’en soyez pas découragés pour autant. C’est signe que votre cerveau prend le temps de bien assimiler ce que vous avez appris de nouveau. Le travail durant cette période en sera d’autant plus profitable, et le prochain palier arrivera ensuite.
12. N’acceptez pas de passer pour la victime de service
Une chose essentielle dans le travail vocal, c’est l’humilité et la volonté de se remettre en question en permanence, à travers une logique de progression. Ce n’est pas une raison pour penser que tout est de votre faute si les progrès ne viennent pas. Si vous travaillez correctement et que vous ne trouvez pas de solution à vos problèmes, c’est que le professeur ne vous a pas suffisamment bien expliqué de quoi il en retournait ou que vous ne vous comprenez pas , redemandez, reformulez. L’enseignement du chant n’est pas un métier : c’est quasiment une mission. Donc désolée de le dire de manière aussi crue, mais n’acceptez pas que le prof vous retourne sa propre incompétence …Pour en revenir à cette notion d’humilité !
Je ne rapellerai jamais assez que l’humilité est fondamentale : ne jouez jamais les divas et ne manquez jamais de respect à votre répétiteur ou à l’ingénieur du son , ou à quiconque dans un staff ou un stage de chant. C’est non seulement un manque d’éducation inacceptable mais en plus vous vous faites une telle réputation que plus personne ne voudra bosser avec vous !
Bon, ça fait beaucoup de conseils , mais au fond, tout est question de ressenti.
Si, à la fin de la leçon, vous vous rendez compte que vous avez appris quelque chose de plus, que vous avez la pêche et que vous avez hâte d’y retourner la semaine suivante, alors n’hésitez plus, vous avez trouvé le prof qu’il vous faut.
Tout le monde peut-il chanter?
1. Introduction
Les lignes qui suivent ne remplacent pas l’aide que pourrait vous apporter un professeur de chant, ou d’un professionnel de la santé (logopède ou autre) . Il s’agit plus d’une piste de réflexion partagée par la chanteuse Carole Simons.Quasiment tous les êtres humains doués de parole seraient capables de chanter, à condition d’y consacrer le temps nécessaire (sauf maladie neurologique et encore … ) .
Parfois , c’est rarissime (!!) , certaines personnes présentent une déficience du nombre de cils situés dans l’oreille . Ces cils conduisent les vibrations sonores par des processus précis (je ne m’attarderai pas sur le sujet, il mérite un ouvrage complet) . Ils chantent , mais le son n’est pas perçu comme étant faux alors qu’il l’est .
Une vraie difficulté se pose sur le problème des personnes chantant faux ou ayant des problèmes de rythme et/ou d’oreille. Mais certains spécialistes peuvent vous donner accès à un corps chantant, si vous savez faire preuve de patience. Evidemment, certaines personnes ont plus de prédispositions que d’autres : tout le monde ne peut pas devenir Céline Dion (qui a travaillé sa voix avec acharnement et continue à la travailler !!! Il n’y a pas de secrets !! ) .
L’ «instrument» vocal n’est pas le seul élément qui fait une voix ; on pourrait citer entre autres l’énergie, l’intelligence, la culture, la diction … Et la liste est longue.L’amour du chant est presque toujours une vocation irrésistible, même si on n’a qu’un « filet de voix » au départ.
Une très belle voix est parfois un trésor profondément enfoui, qui a pu se développer à force de travail. A l’inverse, des voix naturellement belles et faciles semblent pouvoir se passer du travail vocal : c’est une erreur .
Certains chanteurs, se fiant à leurs prédispositions, poussent leur voix dans ses retranchements et prennent le risque de l’abîmer définitivement. A méditer : on maîtrise souvent mieux ce qui fut difficile à apprendre que ce qui fut trop facile.
2. Bienfaits pour la santé : vertus médicales
D’un point de vue médical, le chant a d’innombrables vertus : développement de la respiration profonde (effet anti-stress garanti), développement des muscles du thorax et de l’abdomen, meilleur contrôle du souffle, redressement du buste, massages respiratoires, pour ne citer que les principales. Ces vertus sont connues depuis des siècles et tous les peuples vivant sur Terre ont, un jour, attribué des pouvoirs magiques ou de guérison au chant.La science ne leur donnera pas tort car il a été démontré que les vibrations obtenues en chantant constituent un véritable massage du cerveau, centre du système nerveux. Des médecins célèbres soulignent aujourd’hui encore l’importance de la voix et du chant, qui diminue le stress et les pensées négatives, et réveillerait notre humeur positive .C’est que le chant, au même titre que les autres arts, libère, donne force et courage. En un mot, c’est une plénitude physique et psychique qui nous met assez facilement dans un état d’harmonie avec nous-mêmes. C’est un art profondément humain, qui ne connaît aucune limite : toute la vie d’un chanteur est embellie par une constante quête de la satisfaction qui le pousse à se dépasser. 3. La voix que l’on entend et celle que les autres entendent
Entendre sa propre voix, telle que les autres l’entendent dans la vie de tous les jours, est quasiment impossible.
On s’entend soi-même plus grave, car le son entendu est un son filtré par le corps qui parvient à l’oreille interne par le biais de la trompe d’Eustache, créant une résonance interne, que les autres entendent différemment.
Votre véritable voix est celle que les autres entendent sans cette résonance interne. On est extrêmement surpris (voire déçu) en s’entendant pour la première fois sur un répondeur (c’est vraiment moi, ça ?). Et lorsqu’on s’entend pour la première fois en train de chanter, on peut être amené à mieux comprendre le chemin restant à parcourir pour s’améliorer.Pour avoir une idée de votre «vraie» voix, mettez une main «en creux» derrière votre oreille, comme si vous en prolongiez le pavillon. Placez l’autre main contre le coin opposé de votre bouche (la main sert de mur de renvoi). Lorsque vous parlerez, vous entendrez à peu près ce que l’on perçoit de votre voix.Enregistrer certaines de vos leçons de chant est donc une habitude à prendre. Réécoutez vos exercices : vous verrez ainsi les progrès réalisés au fil des mois, et approfondirez les bons conseils de vos professeurs.Cela vous donnera le point de vue du « monde extérieur » sur votre propre voix. Mais n’oubliez pas de garder une oreille attentive pour le but que vous voulez atteindre. En d’autres termes, sachez rester sur votre désir esthétique (variété, lyrique, comédie musicale, etc.)4. A quel âge peut-on commencer le travail vocal ?
Il n’y a absolument pas d’âge pour apprendre à chanter.
L’enfant pourra se développer harmonieusement grâce au chant : maintien du corps, régulation de la respiration et élocution correcte.
Quant à l’adulte, quel que soit son âge, s’il réussit à passer outre les réflexes du type « il est bien trop tard pour que je m’y mette », y trouvera très vite une véritable source de bien-être. Contrairement à l’étude d’un instrument de musique qui demande des répétitions quotidiennes intensives, débuter le chant n’est pas une activité gourmande en termes de temps : plusieurs séances de courte durée (trois à quatre fois 1/4 d’h par jour, ou deux à trois fois 1/2 d’h par semaine).Cela dit, la présence d’un professeur est primordiale dans l’enseignement du chant, et il est préférable de ne pas s’en passer tant que la technique laisse à désirer. Christina Aguilera continue ses leçons chez Renee Grant Williams …C’est le professeur qui sait dans quelle direction il faut conduire une voix et qui saura proposer les exercices appropriés. Il est primordial de faire « contrôler » son travail par un professeur, et les plus grands ont toujours adopté ce principe.Ne pas connaître le solfège, c’est bien sûr dommage lorsqu’on commence l’étude du chant, mais ce n’est pas rédhibitoire : quelques notions sur la hauteur et la durée des notes suffiront pour déchiffrer des vocalises.Par contre, il est hautement recommandé d’étudier chant et solfège simultanément. Votre compréhension de la musique s’en ressentira nécessairement. 5. Le travail : maître mot de l’enseignement vocal
Un principe à retenir en permanence : tant que l’on chante, il faut travailler ! Il y a en permanence quelque chose de nouveau à apprendre ou à perfectionner. Comme pour la course à pied ou d’autres sports d’endurance, les muscles et organes vocaux ont besoin d’entraînement régulier pour se développer et se fortifier. Un entraînement qui ne doit cependant jamais fatiguer ou faire mal à la voix. Très important : si on a mal après une séance de travail, que l’on a envie de tousser c’est que cette séance a été mal faite ou qu’un exercice a été mal compris.Les mauvaises habitudes sont faciles à prendre, avec ou sans professeur.L’idéal est de trouver le professeur qui corresponde à votre projet vocal , qui vous respecte , qui vous donne des exercices et des conseils réalisables , qui a fait de la scène et qui a un diplôme de pédagogie du chant. Le risque dans l’apprentissage en solitaire est de tourner en boucle autour de ses habitudes vocales, sans en voir (ou plutôt en entendre) l’issue , et de se faire mal .Mon conseil : entre vos leçons, faites les exercices qui vous ont été indiqués par votre professeur. Même si vous les faites mal (sans vous faire mal à vous ) , on n’apprend pas sans heurt, votre professeur sera là pour rectifier le tir, mais vous mettrez en route votre propre instinct, votre propre discernement.C’est ainsi que le ressenti juste de votre voix pourra naître. Pour compléter l’enseignement vocal, je vous conseille de pratiquer des exercices physiques vous permettant de maintenir votre tonus musculaire et votre énergie en éveil .6. Quelques conseils pour optimiser votre travail :
- Choisissez un endroit où vous vous sentez bien. Au besoin, prévenez vos voisins pour ne pas vous sentir persécuté (ou vous-même les persécuter).
- Dans l’idéal, il faut être en éveil depuis au moins 2 heures, s’être nourri ( même légèrement) et avoir pratiqué un éveil corporel .
- Débutez par vos exercices vocaux de 10 à 20 minutes en observant ce qui devrait être ajusté : respiration calme , posture en place, éveil des cavités de résonance, diction précise, place vocale …
Et quelques conseils additionnels pour tous les jours :
- Chantez souvent (sous la douche, en voiture, etc.). Ne fredonnez pas, chantez avec conviction sans crier .
- Si votre voix est fatiguée ou enrouée, reposez-vous. Ca ne sert à rien de forcer : apprendre à chanter doit toujours rester une partie de plaisir.
- Gardez confiance si vous avez la sensation de stagner : la progression se fait toujours par paliers. La progression synaptique (= les nerfs qui fonctionnent de manière réflexe ou très rapide) met un temps incompressible à se réaliser . On ne le répètera donc jamais assez : l’apprentissage de la technique est irremplaçable et elle permet aux chanteurs persévérants d’obtenir la voix la plus belle possible avec un effort minimal. La technique vocale repose sur trois piliers qu’il faudra travailler simultanément : la respiration, l’utilisation des résonateurs et l’articulation. Pensez au chant , car la préparation mentale au chant est aussi importante que le travail vocal effectif.C’est la qualité du son qu’il faut travailler avant tout, beaucoup plus que la puissance et l’ampleur qui, elles, viendront naturellement, une fois les bons réflexes acquis.
Chercher la puissance amène souvent le chanteur à crisper son appareil vocal (tendons et cartilages du cou saillants). Donc soyez détendus pour chanter, votre corps doit être souple. Et rappelez-vous que tout effort visible est anti-artistique.
7. Apprenez à vous détendre
Regardez vous dans un mirroir pour contrôler d’éventuels défauts : grimaces, crispation du visage, ne plissez pas le front. Tout cela est le signe d’une crispation de la gorge qui empêche votre voix de se développer. Pour bien chanter, il faut être parfaitement détendu. On doit sentir une motivation sur votre visage et dans votre attitude. Le regard doit être vif et légèrement rieur. Si un exercice semble ardu ou s’il y a des notes difficiles à atteindre dans l’aigu ou le grave, n’insistez pas. Détendez vous. Puis reprenez l’exercice calmement pour le reprendre plusieurs fois de suite (ou le lendemain), rien ne presse.Si vous sentez quelque chose en chantant, c’est que l’appareil vocal subit un mauvais fonctionnement. Une voix ne doit jamais se ressentir physiquement parlant si tout fonctionne correctement. Par analogie, vous ne sentez jamais votre cœur battre. Sauf en cas de problème évidemment…
Stage Piano inscription





